Un socle commun de connaissance, le diplôme d’expertise comptable nous le transmet. Toutefois, l’environnement dans lequel nous exerçons notre profession se mue. Les entreprises se nichent dans des secteurs de plus en plus particuliers et aux montages de plus en plus alambiqués. Afin de faire face à une aussi grande diversité de profil de « patient », l’expert-comptable ne peut demeurer un généraliste en toute occasion. Il doit pouvoir asseoir sa spécialité et ses domaines de compétence s’il en a. Dès lors, pourquoi ne pas encadrer la reconnaissance de cette spécialisation par l’obtention de certificats ou d’attestations propres ? L’obtention du DEC est incontestablement incontournable : après 8 ans d’étude, tout expert-comptable et commissaire aux comptes possède un même bagage technique et généraliste. Or, notre pratique de la profession étant loin d’être elle-même généraliste, il me semble que notre diplôme généraliste ne permet pas de répondre intégralement à la spécificité de nos entreprises. La création d’attestations ou de certificats spécialisés dans des domaines précis permettraient par exemple aux experts-comptables d’asseoir leur spécialité et de distinguer leur pratique les unes des autres. A l’heure actuelle, l’expert-comptable qui souhaite s’orienter dans l’évaluation peut le faire sans pour autant en avoir les connaissances appropriées et suffisantes. Ainsi, ce certificat permettrait tant d’harmoniser les connaissances minimales au titre de spécialiste, mais également d’instaurer une reconnaissance de « casquettes » de spécialiste au sein de la profession. Loin d’être obligatoire, ces certificats pourraient être optionnels et en sus du diplôme d’expertise-comptable. Ils viendraient donc chapeauter une formation, polir une compétence et reconnaître la spécialisation de l’expert-comptable tant par la profession que par le marché. Tout comme l’avenir de notre profession se situe dans l’acceptation d’une pratique de spécialiste face à des activités des sociétés de plus en plus pointues, notre profession doit aussi savoir mettre en exergue ses spécialistes et ses domaines de compétences par l’obtention de certificats propres. Encourager et reconnaître la spécialisation, c’est assurer le développement de nos missions et l’ouverture de notre profession. A vos stylos, désormais le débat est lancé ! Alix Banquey Présidente de l’ANECS Paris Ile-de-France Article paru dans Le Francilien des Experts-Comptables n°68 - Hiver 2009 |